LES HOMMES-TUTU REPRENNENT LA ROUTE POUR LA SAISON PROCHAINE ET SÛREMENT BIEN D’AUTRES À VENIR
TUTU de Philippe Lafeuille : quand « le rire est le propre de l’homme »
En 2014, pour les vingt ans de la compagnie, les Chicos Mambo présentaient pour la première fois à Paris TUTU, un spectacle ...
LES HOMMES-TUTU REPRENNENT LA ROUTE POUR LA SAISON PROCHAINE ET SÛREMENT BIEN D’AUTRES À VENIR
TUTU de Philippe Lafeuille : quand « le rire est le propre de l’homme »
En 2014, pour les vingt ans de la compagnie, les Chicos Mambo présentaient pour la première fois à Paris TUTU, un spectacle de danse aux multiples facettes. Ils sont six, danseurs autant que comédiens. Dans un détournement des codes du classique, ils surprennent toujours et le rythme effréné et la joie communicative de ce show sont intactes : les Chicos Mambo mettent le feu partout où ils passent!
Ce spectacle pluridisciplinaire et loufoque enchaîne scènes humoristiques et poétiques qui marquent la cadence. Pour l’esthétique, le visuel est primordial : ça brille, ça tourne, c’est coloré, vivant et entraînant. S’ajoute à cette dynamique un jeu fantasque et imaginatif autour des costumes, des matières, des perruques qui ébouriffe. Tout est pensé dans ce décalage graphique et sonore pour surprendre.
La mise en scène de Philippe Lafeuille conjugue le grotesque et l’humour jusqu’au cliché. Toutes les expressions sont exacerbées et les six artistes jonglent avec les travestissements et nous emmènent de concours de danse télévisés en parodies du Lac des cygnes ou du Théâtre tragique dans des tableaux déjantés et hilarants où se cotôient des bébés, des femmes fatales et toute sorte d’individus.
La lumière qui joue des morphologies et du tourbillon des danseurs donne à TUTU sa poésie et sa dimension onirique. Là, un cygne! Ici, une silhouette tenue par un fil.
Corps souples, pas stupéfiants, aisance naturellement troublante, personnages changeant de peau à l’envi. Autant de partis pris qui créent cette sensation d’écoute et de partage. Ce spectacle est autant une performance physique qu’un divertissement.